Quand Abdoulaye Sangaré, après quelques années,
quitte le Village d’Enfants SOS de Ouagadougou
et la Cellule d’ Encadrement des Jeunes, il laisse
les responsables sur un sentiment de devoir accompli, et surtout de satisfaction. La vie d’Abdoulaye représente un de ces résultats sociaux durables
de l’action de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso.
Son parcours reste encore un exemple à même de
faire faire des émules.
Abdoulaye a aujourd’hui un statut chez CITEC qui l’emploie en qualité d’agent de maintenance dans son usine
de fabrique d’huile et de savon. Au milieu des machines,
c’est bien là sa place, puisqu’il l’a désirée en préparant
ses diplômes à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.
D’abord un Certificat d’Aptitude Professionnelle(CAP),
option mécanique industrielle obtenue au Centre Mout;
puis, en 2005, toujours dans la même spécialité, il s’adjuge un BEP (Brevet d’Etudes Professionnelles) au
Complexe Scolaire Baraka dans des conditions inhabituelles à SOS Villages d’ Enfants Burkina Faso. Abdoulaye témoigne en effet : « J’avais atteint la limite d’âge de
prise en charge tandis que je n’avais pas encore fini mes
études.
Les responsables de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso, m’ont accordé une année supplémentaire.
Sans quoi, je n’aurais pas été candidat à l’examen du
BEP.»
Dans les jours qui suivent, Abdoulaye suit une formation
en techniques de recherche d’emploi proposée par SOS
Villages d’ Enfants Burkina Faso, en collaboration avec
l’Agence Nationale de la Promotion de l’Emploi
(ANPE). « Cette formation a été déterminante pour
l’obtention de son premier travail », se souvient Abdoulaye. Et c’est le déclic ! Quelques semaines plus tard son
dossier à l’ANPE intéresse la CITEC qui l’intègre tout
de suite dans un effectif d’environ 4000 employés. «
Mon travail est d’assurer le bon fonctionnement des machines. Vu la taille des machines et leur nombre nous travaillons en équipe », explique Abdoulaye. Le milieu est
exigeant, mais il tire son épingle du jeu, en témoigne le
satisfecit de monsieur Badiéra, son supérieur hiérarchique immédiat : « C’est un garçon dont les compétences professionnelles et la qualité de ses relations avec
les collègues forcent l’admiration […] Jamais je n’ai
eu à le reprocher de quoi que ce soit ; je suis fier
de lui ». Sentiment d’ailleurs partagé par de nombreux autres collaborateurs.
Par Victor KOMONDI
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