Un bébé fut abandonné en plein mois d’août, aux
intempéries. Et il fallait faire quelque chose ! Ce
que fit le comité de Protection de l’enfant, lorsqu’il
a été saisi de la situation dans le quartier Polesgo.
Abandonné par sa mère, malade, et démunie,
Emmanuel eût la vie sauve grâce à l’intervention
de la communauté, alertée par les pleurs de
l’infortuné. Le comité de protection de l’enfant, déjà
mis en place à l’époque, s’est dépêché sur les lieux
et a trouvé un beau garçon âgé d’à peine dix jours !
Puis, tout s’améliora au bonheur d’Emmanuel qui
vit aujourd’hui dans les conditions lui permettant
d’espérer des jours meilleurs.
La question des droits de l’enfant fait polémique un
peu partout, c’est connu ! En Afrique, et au Burkina
Faso, même si des voix ne s’élèvent pas pour décrier
certaines dispositions officielles en la matière, l’on
discute tout de même sur leur opportunité. Tels qu’ils
sont institutionnalisés, les droits de l’enfant dérangent
certains milieux, qui y trouvent un phénomène importé,
ou une question futile devant les multiples formes de la
pauvreté, de préoccupations quotidiennes hautement
plus vitales. La culture y est aussi pour quelque chose,
surtout lorsque coercitions et brimades sont une
approche admise. Excision des jeunes filles, mariages
forcés et/ou précoces, violences physiques et autres
formes de maltraitance, tout y passe.
D’où parfois,
malheureusement, des conséquences dommageables et
irréversibles.
L’Association Namanegbzanga se trouve aux avantgardes du combat légitime que le constat suscite sur le
terrain. Mariam Boly, responsable du projet RECORDE
à Ouagadougou, porte également la charge du suivi des
actions entreprises par l’association. Ainsi dit-elle, « c’est
pour contrer ces dérives récurrentes observées sur la
protection de l’enfant, que l’Association Namanegbzanga
a mis en place le comité de protection de l’enfant, dont
l’objectif majeur est de veiller au respect des droits de
l’enfant dans les communautés (Polesgo et Roumtenga)
».
Le rôle du comité est de contribuer à lutter contre les violences faites aux enfants dans les communautés de mise en œuvre du projet RECORDE que sont Polesgo et Roumtenga, et au-delà, si cela est nécessaire. Il est composé de 10 membres, issus des différentes communautés, dont un leader religieux, des leaders d’opinion et surtout des représentants des services de l’Etat, de la mairie et des écoles. Pour Houda DABO, président dudit comité, la configuration de cet organe est un enjeu de crédibilité pour les messages véhiculés pendant les séances de sensibilisation de masse parfois à travers des théâtres fora dans les lieux de culte, et lors des rencontres des Groupements Villageois d’Epargne et de Crédit (GVEC). « Les membres qui composent le comité, lui valent une certaine crédibilité. La sensibilisation n’aurait pas eu un écho favorable si elle devait être menée par des personnes étrangères à la communauté ». Chacun d’eux fait office de conseiller et facilite la mise en relation du groupe avec les services de l’action sociale, surtout en cas d’alerte. D’où la grande confiance que la communauté leur accorde.
Le rôle du comité est de contribuer à lutter contre les violences faites aux enfants dans les communautés de mise en œuvre du projet RECORDE que sont Polesgo et Roumtenga, et au-delà, si cela est nécessaire. Il est composé de 10 membres, issus des différentes communautés, dont un leader religieux, des leaders d’opinion et surtout des représentants des services de l’Etat, de la mairie et des écoles. Pour Houda DABO, président dudit comité, la configuration de cet organe est un enjeu de crédibilité pour les messages véhiculés pendant les séances de sensibilisation de masse parfois à travers des théâtres fora dans les lieux de culte, et lors des rencontres des Groupements Villageois d’Epargne et de Crédit (GVEC). « Les membres qui composent le comité, lui valent une certaine crédibilité. La sensibilisation n’aurait pas eu un écho favorable si elle devait être menée par des personnes étrangères à la communauté ». Chacun d’eux fait office de conseiller et facilite la mise en relation du groupe avec les services de l’action sociale, surtout en cas d’alerte. D’où la grande confiance que la communauté leur accorde.
Et
des signalements, comme le cas d’Emmanuel, sont faits.
En effet, depuis la mise en place du comité, sept cas de
signalement ont été enregistrés et traités avec succès.
L’appropriation d’informations relatives aux droits de
l’enfant devient par ailleurs une réalité ; le changement
de mentalité également.
Fort de cette expérience, et en vue de partager les bonnes
pratiques, le comité à Polesgo et Roumtenga compte
intégrer dans un avenir proche le réseau de protection
de l’enfant, une organisation à l’échelle de la ville de
Ouagadougou.
Victor KOMONDI
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire