lundi 30 mars 2020

Allianz social fund au Burkina Faso, une victoire qui compte


D’une valeur de 10 000 euros, le projet devra bientôt faire bouger les lignes en matière d’informatique et d’exploitation de l’Internet chez les jeunes de SOS Villages d’Enfants. Financé par Allianz Social Fund, il vise le renforcement de la compétitivité des jeunes pour la recherche d’un emploi décent. Ce fonds est le fruit d’un appel à projet lancé en 2018 et auquel SOS Villages d’Enfants Burkina a été admis, tout comme SOS Villages d’Enfants  Madagascar. 


D’abord inespéré au regard des rigueurs de l’appel à projet, c’est à la surprise de l’équipe de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso, que la bonne nouvelle a été annoncée. Ce qui vaut des lauriers pour le département Mobilisation de Ressources du programme de prise en charge des jeunes. En somme, un cadeau de noël de la part de Allianz ! 

Le projet de Renforcement de la compétitivité des jeunes pour la recherche d’un emploi décent est une trouvaille novatrice pour SOS Villages d’Enfants Burkina Faso. Il vise à relever le défi de l’employabilité des jeunes. Il y a de quoi ! Car, selon une enquête menée en 2015 par l’Institut National de la Statistique et de la Démographie(INSD) seulement 5.3% des jeunes âgés de 15 -25 ans ont accès à l’internet et à l’ordinateur au Burkina Faso. La notion actuelle de modernisation de l’emploi passe par la maîtrise des technologies de l’information et de la communication. Leurs principaux outils que sont l’internet et l’ordinateur passent aujourd’hui pour être les clés de l’insertion socioprofessionnelle. Le faible taux d’accessibilité des jeunes aux moyens indispensables pour la quête de l’emploi constitue un défi tant au plan national que pour SOS Villages d’Enfants, qui fait de l’emploi des jeunes son cheval de bataille. 

Le chemin qui mène à l’emploi passe par l’ordinateur et le net. Les avatars de la fracture numérique qui caractérisent les pays à faible revenu, c’est aussi le faible accès aux biens de connexion et l’absence de compétence pour les emplois parvenus à leur stade de modernité. La conséquence immédiate en est la disqualification des couches pauvres, dont les jeunes sans appui familial. S’il faut rechercher les annonces sur Internet, le dossier de candidature, lui, sera déposé sur une plateforme de la toile qui attend un très prochain clic pour délivrer les résultats. Autant former les jeunes en vue d’accroitre leur employabilité. A SOS Villages d’Enfants, les jeunes sont un groupe vulnérable ; un gap les sépare de leurs camarades d’âge bénéficiant de conditions sociales décentes, et face auxquels ils devront se montrer à la hauteur des emplois désirés. 

Des rencontres d’échanges avec les jeunes autour de la question de l’employabilité ont permis de déceler l’obstacle majeur à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, qui est le non accès des jeunes à l’ordinateur et à l’internet. Dans ce contexte, est né le projet d’une salle informatique aménagée. Equipée de 5 machines, cette salle servira de cadre de formation pour le renforcement de la compétitivité des jeunes appelés, dans un proche avenir, à trouver de l’emploi ou à s’en créer un. Le projet consiste à renforcer une salle informatique existant, en vue d’y former 91 jeunes du programme de prise en charge des jeunes et du programme de renforcement de la famille. A terme, par le biais des TIC, ceux-ci devront voir leur compétitivité renforcée en matière de recherche d’emploi.

 Divers outils pédagogiques seront mis à profit : cours théoriques et travaux pratiques, afin qu’ils soient effectivement formés à l’utilisation de logiciel tel le pack office, et à l’exploitation responsable des réseaux sociaux. Sera associée une autre formation en technique de recherche d’emploi. Suivis par la cellule d’encadrement des jeunes, ils sont dans la tranche d’âge de 17 à 25 ans, tous issus des Villages SOS et des communautés environnantes. Ils devront être autonomes à l’issue de leur formation, c’est-à-dire, aptes, libres de la tutelle de SOS Villages d’Enfants, et capables de trouver leur place dans la société, au double plans social et professionnel. Il s’agit de l’aboutissement d’un processus qui commence après leur 16ème anniversaire, c’est-à-dire la fin de leur séjour dans le Village SOS. Leur avenir est envisagé à travers un plan de développement des jeunes (PDJ), qui encadre chaque jeune selon son projet d’insertion sociale et professionelle. 

                                                                                                                     Par Victor KOMONDI

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire