lundi 22 août 2016

Honorine, le bonheur de la dignité retrouvée




Honorine est aujourd’hui âgée de 46 ans. Elle porte dans son âme le chagrin de deux deuils, le souvenir des affres d’un ménage sans ressources, et heureusement, enfin, la joie d’avoir rencontré SOS Villages d’Enfants. Tout commence en 2000 avec la disparition de son premier époux, monsieur Millogo, tâcheron de son état. Le revenu de la famille se réduisit aussitôt aux fruits de l’activité agricole à laquelle elle dut s’adonner contre mauvaise fortune. La terre ne leur fit pas grâce, les ressources manquèrent constamment. Consciente que la vie vaut tout de même la peine d’être vécue, Honorine contracta un second mariage avec monsieur Ouattara. Comme si le malheur s’acharnait résolument sur elle, une courte maladie vint mettre fin aux jours de ce deuxième mari qui lui fit deux enfants. Entre plusieurs petits commerces infructueux Honorine resta inconsolable. Ce d’autant plus la charge des enfants en exigeait plus que les hypothétiques bénéfices des ventes. « Il était difficile pour moi de garantir le repas quotidien », nous confie – elle, avant de poursuivre, sentencieuse : « Avec toutes ces difficultés, la scolarisation des enfants était un luxe. » C’est à la faveur de l’équipe du Programme de Renforcement des Familles que le changement fut amorcé dans le ménage d’Honorine. Elle obtint de quoi lancer un petit commerce dans le marché du quartier, tandis que ses enfants furent inscrits pour une prise en charge sanitaire et scolaire. Tant et si bien que les mots d’Honorine à propos de SOS Villages d’Enfants en disent long sur sa joie d’une dignité retrouvée. « Ce n’est pas seulement le soutien de SOS qui me touche, c’est aussi la bienveillance avec laquelle ils prennent en charge les enfants », reconnaît-elle. Et lorsque, au détour d’une question le souvenir de ses mariages revient, elle avoue se consoler avec la joie de voir ses enfants scolarisés leur redonnant ainsi l’espoir de voir leurs rêves se réaliser.

mardi 9 août 2016

Des jeunes de SOS deviennent autonomes


Le 25 février dernier, SOS Villages d’Enfants Burkina Faso a organisé une cérémonie de remise de chèques destinés à neuf jeunes en fin de prise en charge. Preuve d’un intérêt, l’activité a réuni une assistance tout aussi nombreuse que diversifiée : responsables d’entreprises, représentations diplomatiques, responsables dans l’administration publique, partenaires de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso, ils sont venus partager ce moment d’intense émotion avec les jeunes sortants et leur parrain.
« Que deviennent vos pensionnaires une fois devenus grands ? » C’est une des questions récurrentes posées à SOS Villages d’enfants par des donateurs ou des partenaires. Eh bien ! Une fois dans l’adolescence, les enfants bénéficient d’une prise en charge avancée assurée par la Cellule d’ Encadrement des Jeunes (CEJ). Composée d’éducateurs spécialisés, son rôle est d’accompagner les jeunes à l’insertion sociale et professionnelle, jusque à l’âge de 21 ans. La cérémonie de fin de prise en charge est donc une opportunité
donnée à l’organisation de faire le point sur l’évolution des jeunes en fin de parcours de formation, et de les mettre en route pour leur autonomie.

A l’entame de la cérémonie, la responsable de la CEJ a présenté en substance la tâche qui a été la leur en ces termes : « Recevant les jeunes dans nos villages, un de nos vœux est de les voir grandir, s’épanouir, réussir leur scolarité et se montrer apte à vivre en toute autonomie dès les premiers instants de leur âge adulte. Cependant, si aujourd’hui nous pouvons présenter à nos partenaires, amis, et à la société 9 jeunes grands et fiers, il nous semble difficile de vous dire combien l’idée de devoir les quitter est une peine pour nous. »
Le Directeur National, quant à lui a remercié les partenaires financiers. A leur adresse, il a dit ceci : « La remise de chèque ce jour, à 9 bénéficiaires de SOS Villages d’Enfants est pour nous un motif de grande fierté, en ce sens que notre cérémonie marque l’aboutissement de l’idéal de SOS Villages d’ Enfants pour chacun de ces enfants. C’est une ambiance de fête et de convivialité que la cérémonie a pris fin en présence des journalistes qui ont relayé l’information au grand public. Une occasion pour SOS Villages d’ Enfants Burkina Faso de contribuer non seulement à sa visibilité, mais aussi de remercier les partenaires qui ont financé la cérémonie et d’adresser à l’opinion ce message selon lequel « le bien n’existe pas à moins qu’on le fasse »
© SOS Villages d’Enfants Burkina Faso
Les jeunes autonomes posant avec les responsables de SOS VEBF et les partenaires
Marguerite Marie