Lorsqu’on rencontre Daniel Barroy il n’est pas besoin de passer beaucoup de temps avec lui pour se rendre compte que nous sommes en présence d’une personne bien avenante.
De prime a bord, il vous englobe de sa présence rassurante qui ne cache pas l’expérience de l’humain qu’il recèle. Simplicité, ouverture et sincérité caractérisent également
l’homme quand il parle de ce qui a toujours été l’essentiel de sa vie. Nous avons profité de son séjour au Burkina Faso pour lui poser quelques questions. Pour le Président des
Villages d’Enfants SOS de France, au cours des 20 dernières années, l’appui de SOS France à SOS Villages d’Enfants Burkina Faso n’a jamais fait défaut. S’adressant aux jeunes
de SOS Burkina Faso, il lance un appel selon lequel ils devront prendre en main leur destin.
Prunelle : Pouvez-vous vous présenter et présenter
brièvement SOS France ?
Daniel Barroy : je suis président de SOS France depuis deux
ans, par ailleurs dans la vie professionnelle, fonctionnaire
administrateur général au ministère de la culture à Paris. Alors
SOS France c’est donc une des premières associations SOS qui
ont été créées, (nous avons fêté notre soixantième anniversaire il
y a un an en 2016;) qui a été créé dans le nord de la France sur le
modèle qu’avait Gilbert COTTEAU sur le modèle qu’avait décliné
Herman Gmeiner ( Ndl : Fondateur de SOS Villages d’ Enfants
) et nous sommes aujourd’hui considérés comme une PSA ( Ndl
Association de Promotion et de Soutien ) c’est-à-dire que nous
avons quatorze Villages d’Enfants SOS en France, nous avons
d’ailleurs quatre villages à construire en France dans les années
qui viennent et puis nous participons au financement d’un certain
nombre d’associations dans le monde dont le Burkina Faso.
Prunelle : Justement parlant du Burkina Faso, quelles
impressions éprouvez-vous après ce contact avec SOS
Villages d’Enfants Burkina Faso ?
Daniel Barroy : Ecoutez, c’est un premier contact ! D’abord je
voudrais vous dire que je me réjouis vraiment ; c’est pour nous
vraiment important que SOS Villages d’Enfants Burkina Faso
puisse retrouver une organisation en association, c’est pour
nous tout à fait important ; ça c’est la première remarque. La
deuxième remarque, j’ai, dans les différents échanges que j
’ai eus avec Monsieur Boly, constaté aussi les efforts
que développent les équipes au Burkina pour mobiliser
l’ensemble des partenaires sur le terrain, que ce soit pour les
partenaires gouvernementaux, que ce soit les entreprises et
éventuels gros donateurs. Je pense que c’est quelque chose
qui, pour nous aussi, est un symbole de la confiance que
votre association peut développer sur le plan pays et aussi la
confiance que nous pouvons avoir dans les relations avec vous.
Prunelle : SOS VE BF commémore les vingt ans de
travail, travail effectué en étroite partenariat avec SOS
France : Quel bilan faites-vous de ce partenariat ?
Daniel Barroy : Ecoutez, c’est la première fois que je viens au
Burkina Faso, donc, je ne peux avoir qu’une vision assez théorique
; nous sommes alors très fiers finalement d’être en quelque sorte
(et nous tenons à ce que ça reste notamment dans les statuts de
l’association en cours de création), avec évidemment les acteurs
burkinabé, fondateurs de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso et,
par-delà les difficultés que le pays a pu connaitre au cours des vingt
ans, notre appui et notre participation n’ont jamais fait défaut. Il y
a deux villages qui touchent aujourd’hui 2000- 2600 enfants avec
les différents programmes. Je vais voir le Village de Ouagadougou
bientôt mais ce bilan fait que nous sommes évidemment et nous
resterons à l’écoute de vos projets et de vos développements.
Prunelle : Y’a-t-il des perspectives de développement pour les associations nationales que vous soutenez dans le monde entier, notamment SOS Villages d’Enfants Burkina Faso?
Daniel Barroy : Alors il y a deux aspects dans votre question : il faut en être conscient, la capacité de mobilisation des ressources en Europe, dans les associations européennes, sont quand même aujourd’hui plus difficiles que cela ne l’était il y a quinze ans et donc la fédération tente, (et je crois que c’est un enjeu important) de développer des financements de la part de continents autres que le seul continent européen. Par ailleurs, évidemment, nous, SOS France, nous restons extraordinairement attentifs à ce que les moyens dont nous pouvons disposer restent, comment dire, soit en priorité utilisés au bénéfice des enfants et le plus possible au bénéfice des enfants ; alors l’autre volet de votre question c’est les projets de développement au Burkina : j’en ai parlé à l’instant avec Monsieur Boly et le directeur national : oui il y’en a nécessairement, nous sommes attentifs ; ça va suivre son cours mais ce n’est pas à nous de déterminer ce que sont vos priorités ; donc c’est précisément votre association qui le fera, en liaison bien sûr avec la fédération internationale.
Prunelle : En 2007, avant que SOS Villages d’Enfants Burkina Faso n’entre dans un cycle de conflits, il avait été projeté la construction d’un troisième village au BF, en avez-vous entendu parler ? Si oui qu’en est-il aujourd’hui ?
Daniel Barroy : J’en ai entendu parler mais, comment dire,
ce projet peut venir en concurrence d’autres préoccupations.
En tout état de cause, nous avons bien défini une méthode
de travail pour que justement les priorités puissent être non
seulement fixées mais rendues opérationnelles dans les années
qui viennent parce que, je crois, il y a plusieurs problèmes qui
se posent et il faut arriver à gérer un échelonnement à la fois
en investissements ; puis, n’oubliez pas que c’est aussi notre
préoccupation et quand je dis notre préoccupation, entendez que
c’est aussi notre fierté. Quand nous finançons un programme,
nous savons bien que quelque part, il y a un engagement
moral à assumer le financement de son fonctionnement au
moins pendant un certain temps. Voilà, j’ai entendu parler du
projet, on va voir comment on va pouvoir le mettre et encore
une fois, on va le voir avec le Bureau Régional de KDI ( Ndl.
Kinderdorf International ) et avec les équipes ici dans le pays.
Prunelle : Quel message auriez-vous à transmettre aux enfants, aux jeunes de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso?
Daniel Barroy : Vous savez, nous, notre préoccupation, c’est au travers de notre modèle, le modèle de KDI ( Ndl Kinderdorf International ) c’est-à-dire la fratrie - la mère - la maison - le village. Nous considérons que c’est vraiment la démarche qui permet aux enfants qui nous sont confiés de devenir des citoyens à part entière. Alors, en terme un peu technocratique, on dirait d’aller vers l’autonomie en tant que futurs adultes et donc, moi, je leur dirai surtout qu’ils aient confiance mais, à côté de cela, qu’ils prennent en main aussi leur destin. Voilà !
Prunelle : Y’a-t-il des perspectives de développement pour les associations nationales que vous soutenez dans le monde entier, notamment SOS Villages d’Enfants Burkina Faso?
Daniel Barroy : Alors il y a deux aspects dans votre question : il faut en être conscient, la capacité de mobilisation des ressources en Europe, dans les associations européennes, sont quand même aujourd’hui plus difficiles que cela ne l’était il y a quinze ans et donc la fédération tente, (et je crois que c’est un enjeu important) de développer des financements de la part de continents autres que le seul continent européen. Par ailleurs, évidemment, nous, SOS France, nous restons extraordinairement attentifs à ce que les moyens dont nous pouvons disposer restent, comment dire, soit en priorité utilisés au bénéfice des enfants et le plus possible au bénéfice des enfants ; alors l’autre volet de votre question c’est les projets de développement au Burkina : j’en ai parlé à l’instant avec Monsieur Boly et le directeur national : oui il y’en a nécessairement, nous sommes attentifs ; ça va suivre son cours mais ce n’est pas à nous de déterminer ce que sont vos priorités ; donc c’est précisément votre association qui le fera, en liaison bien sûr avec la fédération internationale.
Prunelle : En 2007, avant que SOS Villages d’Enfants Burkina Faso n’entre dans un cycle de conflits, il avait été projeté la construction d’un troisième village au BF, en avez-vous entendu parler ? Si oui qu’en est-il aujourd’hui ?
Prunelle : Quel message auriez-vous à transmettre aux enfants, aux jeunes de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso?
Daniel Barroy : Vous savez, nous, notre préoccupation, c’est au travers de notre modèle, le modèle de KDI ( Ndl Kinderdorf International ) c’est-à-dire la fratrie - la mère - la maison - le village. Nous considérons que c’est vraiment la démarche qui permet aux enfants qui nous sont confiés de devenir des citoyens à part entière. Alors, en terme un peu technocratique, on dirait d’aller vers l’autonomie en tant que futurs adultes et donc, moi, je leur dirai surtout qu’ils aient confiance mais, à côté de cela, qu’ils prennent en main aussi leur destin. Voilà !
Propos recueillis par
Victor KOMONDI
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