Ils sont nombreux ces enfants qui, pour une raison ou une autre, sont privés de la prise en charge
parentale, ou qui courent le risque de la perdre. Ce sont ces enfants qui sont admis au Village d’Enfants
SOS. Sonia fait partie de ces enfants. Lisez son histoire.
Sonia est la plus jeune de la famille Soutongo-Nooma du
Village d’ Enfants SOS de Ouagadougou ; elle a toute
l’attention de sa Maman SOS, de ses frères et sœurs,
ainsi que de sa Tante SOS.
L’accueil et l’amour qui lui
ont été réservés dès son entrée ont favorisé son
intégration.
C’est une fillette qui ne manque pas d’humour; elle a
aussi le sourire facile. A l’instar des autres enfants du
Village, elle vit aujourd’hui une belle expérience qui
s’illumine chaque jour un peu plus.
Myriam, épileptique, ne pouvait rêver meilleur sort
pour sa fille née orpheline, et surtout albinos dans un
milieu où ce handicap expose le sujet à de nombreuses
frustrations: stigmatisation, humiliations,
incriminations diverses, voire menaces.
La naissance de cette fille-là fut la surprise de trop qui
mit fin à la joie d’une maternité rêvée le temps de la
grossesse. La surprise fut particulièrement
douloureuse puisqu’elle en rajouta à la disparition du
père de l’enfant, survenue trois mois plus tôt. Le père
parti a laissé une épouse certes inconsolable, sans
ressources, livrée à la débrouille qui était déjà le lot de
son quotidien. Du reste, ses maigres ressources étaient
naguère tirées des travaux champêtres qui, par temps
de changements climatiques, sont évidemment
symboliques.
D’ailleurs, les conditions de vie ne sont
pas toujours faciles dans un pays où la pluviométrie
est parfois capricieuse. La récolte catastrophique de la
dernière saison pluvieuse ne favorisa rien. La famille
vivait désormais sous la menace constante de la faim
quand les vivres viendraient à finir avant la période
dite "de soudure". Plus proche de la jeune mère, vivait
sa mère, 70 ans, quasi impotente et sans le sou.
Ainsi donc, envers et contre tout, Myriam devrait
prendre soin de son futur enfant toute seule.
L’inquiétude du départ brutal de son mari n’était pas le
seul souci. Qu’adviendrait-il de son enfant. L’épilepsie
est une maladie assez grave qui provoque de violentes
convulsions et une perte momentanée de connaissance;
elle le vivait. Qu’arriverait-t-il à l’enfant en cas de crise
de sa mère à l’accouchement ou même après?
La future maman était maintenant loin de la joie de la
maternité, un des moments les plus agréables dans la
vie d’une femme.
Sonia vient au monde,
marquée à la fois du
sceau de son albinisme et
de la pauvreté d’une
mère. Une mère malade.
Un cas qui retient
l’attention des services
de l’action sociale qui le
soumet à SOS Villages
d’Enfants Burkina Faso.
Enquête sociale faite,
Sonia est admise dans une famille SOS.
Au détour d’une situation difficile, peut se révéler
une main tendue qui trace les chemins d’un bonheur
inattendue. Ce bonheur qui est possible grâce à
l’engagement de personnes qui ont tout donné pour
des enfants, afin qu’ils vivent les rêves de leur âge.
Des personnes qui paient d’une abondante sueur de
bonnes conditions de vie des Enfants SOS. Ce sont
ces mécènes, ces parrains; aussi ces Mères, ces Tantes,
ces éducateurs dont les larmes sont souvent l’alerte
d’un danger dans leur famille SOS.
Comme la voie
lactée dans le ciel, les multiples sourires innocents de
ses enfants vulnérables scintillent dans le cœur de
ceux qui les voient. Quel tableau du monde! Que de
raisons de croire qu’un autre monde est possible pour
tous les enfants. Un monde où aucun enfant ne
devrait grandir seul. Par Victor KOMONDI
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