lundi 30 mars 2020

Rendez-vous à la Pâtisserie Le vase d’honneur

On sent Mariétou plutôt épanouie en ces lieux que nulle part ailleurs. Enthousiaste, elle va d’un pas alerte entre les clients et les autres employés de cet établissement de Ouagadougou, «Les délices du four». Elle trotte plutôt, perpétuellement motivée par un projet né depuis le temps où elle était à la Cellule d’Encadrement des Jeunes de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso. Faisant sien le dicton qui dit ‘’Aide-toi et le Ciel t’aidera’’


 Mariétou est convaincue qu’au prix de son abnégation et de son espérance, elle finira par atteindre son objectif. Et ses propos en disent long : « Faire la cuisine a toujours été pour moi un rêve depuis ma tendre enfance. En cela j’ai d’abord été encouragée par ma Mère SOS, et plus tard, par les éducateurs.

 C’est d’ailleurs avec ma Mère SOS que j’ai fait mes premiers pas dans la cuisine. A l’issue de mon séjour dans le Village d’Enfants SOS de Ouagadougou, lorsqu’on m’a demandé ce que je voulais faire dans l’avenir, j’ai tout de suite dit : la Pâtisserie ! » Et Mariétou entre au centre Valba où elle reçoit une formation de deux ans avant d’être embauchée par cette maison. Aujourd’hui pétrie d’expérience, elle se dit fière de l’état d’avancement de son projet.

 Mettant à profit mon money gift d’une valeur de 1 500 Euros (environ 983 000 FCFA), elle vient de s’acheter un équipement : un four professionnel, un congélateur, et un réfrigérateur. Elle a également loué un local de 6m2 à Bonheur-Ville (un quartier à l’Ouest de Ouagadougou) pour installer son entreprise. Marguerite Dakouré, responsable de la cellule d’encadrement des jeunes est toute d’admiration pour elle : « Mariétou est une jeune fille très sociable et ouverte. Elle a toujours eu une passion pour la pâtisserie et nous l’avons accompagnée dans ce sens pour la suite de sa formation p r o f e s s i o n n e l l e » , t é m o i g n e – t - e l l e . Ainsi, très bientôt, Mariétou inaugurera sa pâtisserie qui s’appelle déjà «Le vase d’honneur». 
                                                                                                                Par Victor KOMONDI

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