Le 05 juillet 2017, à Berlin en Allemagne, SOS Villages d’Enfants Burkina Faso a été montré à la face du monde, grâce à la Mère SOS, Mariam Traoré. Celle qui était naguère anonyme
comme tant d’autres Mères SOS, a eu le privilège de se rendre à Berlin où elle a reçu le 2ème Prix Helmut Kutin 2017 récompensant des actions majeures en faveur de la prise en charge
des enfants. Celle de Mariam s’inscrit dans le contexte des manifestations sociopolitiques de 2014.
Du haut de son âge mûr, c’est une Mère SOS toujours
joyeuse au milieu de ses Enfants SOS. « Je suis Mère SOS
depuis 14 ans, et si c’était à refaire, je m’engagerai volontiers pour les enfants. C’est le plus beau choix que j’ai fait
dans ma vie ». A ce que Mariam Traoré dit, c’est depuis sa
tendre jeunesse qu’elle rêvait de travailler auprès des enfants. Cette vocation l’a amené à être responsable d’une
école primaire, jusqu’au jour où elle a vu l’annonce de SOS
Villages d’Enfants Burkina Faso qui recherchait des candidatures pour le poste de Mère SOS.
Pour Maman Mariam « tout enfant doit grandir avec le sentiment d’être
aimé de façon inconditionnelle. Un enfant qui grandit sans
amour, c’est comme un arbre qui manque de sève. »
« Lorsqu’on parle d’amour pour les enfants », enseigneelle, « il s’agit de l’amour pour tous enfants du monde.
N’apporter une attention particulière qu’aux seuls enfants qui nous sont confiés, c’est faire une partie de la mission. Nous devons apporter notre soutien, notre sourire,
notre présence, et notre main tendue à tous les enfants
d’où qu’ils viennent, termine –t-elle. »
A Berlin, notre
Mère SOS, saisissant l’occasion de son discours, a fait retentir ses convictions devant un parterre de hauts responsables de l’organisation, dont le président International Sidartha KAUL, et celui dont le prix porte le nom Helmut
Kutin, un des pionniers de SOS Villages d’ Enfants. Pour
Mariam, « Etre une Mère SOS , ce n’est pas un simple travail, ce n’est pas une succession d’activités, c’est une vocation, c’est un sacerdoce. J’ai beaucoup appris avec mes
Enfants SOS, ils m’ont permis de donner un vrai sens à
ma vie. Et si c’était à refaire, je le referais sans hésiter avec
autant de dévouement. »
De quoi justifier sa bravoure exceptionnelle lors de la crise
socio - politique qui a secoué le Burkina Faso en 2014.
Alors que le pays avait soif de changement politique après
27 ans de règne du Président Compaoré, ce dernier comptait modifier la constitution pour rester éternellement au
pouvoir. Un mouvement insurrectionnel s’est opposé à
son projet. Il s’en est suivi de violents troubles sociaux
politiques dans tout le pays avec malheureusement des
pertes en vie humaine. A Bobo Dioulasso, certaines personnes ont cru à tort que le Village d’Enfants SOS appartiendrait à la femme du Président Une foule s’est alors
dirigée vers le Village afin de piller et d’y mettre le feu.
Les élections de 2015 ont porté au pouvoir un
nouveau président démocratiquement élu. La page de la
crise sociopolitique est tournée. Lorsqu’on met le pied
dans le Village d’ Enfants SOS de Bobo Dioulasso, on
est émerveillé de voir les Enfants SOS épanouis avec des
résultants scolaires très satisfaisants.
Somme toute, l’œuvre de Mariam illustre bien la pensée
du fondateur de SOS Villages d’ Enfants Hermann
GMEINER : « Une volonté individuelle peut avoir un
impact sur la construction d’un monde meilleur »
Par Victor KOMONDI
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