mercredi 11 juillet 2018

A Polesgo, l’ accompagnement de SOS porte ses fruits



La famille Sawadogo n’habite pas un de ces quartiers viables de Ouagadougou : ici, pas d’électricité ni d’eau courante. Les habitations sont précaires, avec en toile de fond  la pauvreté ambiante. Polesgo, c’est de ce quartier qu’il s’agit,  situé dans zone industrielle de Kossodo. Il est connu pour habiter des personnes en marge des avantages de la capitale. Comment y vit-on ? A la débrouille, parfois en vendant du gravier comme  Mariam a dû le faire pendant longtemps, avant et après la disparition de son époux. Mais comme dans de nombreux cas, le programme de renforcement de la famille, a une fois de plus, fait œuvre utile ! 
Le décès de monsieur Sawadogo aggrava particulièrement les conditions de vie de la maisonnée dont la veuve Mariam, désormais chef de ménage avait la charge de cinq enfants à nourrir, à soigner et à éduquer. Le gravier rassemblé à coups de balai était vendu en tas d’environ une brouettée à des clients pour les chantiers de construction. Le boulot, pour le moins pénible et ingrat, était fait sur les passages des eaux de ruissellement, sous une canicule souvent impitoyable. D’où des courbatures, voire des maladies chroniques. Tantôt, à la fin de la journée, les recettes étaient à peine nécessaires pour garantir à la famille un repas unique le lendemain.  Tantôt, témoigne Mariam, il n’y avait absolument pas eu de vente, et alors, une alternative de survie s’offrait à la famille Sawadogo : cuire des feuilles sauvages comestibles, en guise de repas. De même, ils  avaient leur façon de faire face à certaines questions. Dans le meilleur des cas, c’était le minimum qui était fait…   Ou alors, ils se résignaient, impuissants. 
Mais avec leur admission au "programme de renforcement de la famille", de nombreux besoins tels l’éducation et la santé ont été pris en charge pendant quatre ans. «La perte de mon mari a été un coup dur pour les enfants et moi », reconnait Mariam, puis de rassurer : « Cependant, avec le soutien de SOS Villages d’ Enfants Burkina Faso nous avons pu surmonter cette épreuve. » En janvier 2017, la famille Sawadogo est autonomisée. Soutiens divers, conseils et formations ont fait de Mariam une femme épanouie et entreprenante. Entre autres activités pour subvenir aux besoins de sa famille, elle élève des porcs, tient une gargote. Emilie, l’aînée de la famille est institutrice depuis une année.  Les résultats scolaires de ses frères et sœur sont plutôt encourageants. Un autre motif de satisfaction est sans doute cette maison, entre temps rénovée pour devenir plus attrayante et plus solide. «Les mots me manquent pour traduire au   programme de renforcement de la famille de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso, notre[la famille, ndlr] profonde gratitude, nous confie Mariam. »
 


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