La famille Sawadogo n’habite pas un de ces quartiers
viables de Ouagadougou : ici, pas d’électricité ni d’eau courante. Les
habitations sont précaires, avec en toile de fond la pauvreté ambiante. Polesgo, c’est de ce
quartier qu’il s’agit, situé dans zone
industrielle de Kossodo. Il est connu pour habiter des personnes en marge des
avantages de la capitale. Comment y vit-on ? A la débrouille, parfois en
vendant du gravier comme Mariam a dû le
faire pendant longtemps, avant et après la disparition de son époux. Mais comme
dans de nombreux cas, le programme de renforcement de la famille, a une fois de
plus, fait œuvre utile !
Le décès de monsieur Sawadogo aggrava particulièrement
les conditions de vie de la maisonnée dont la veuve Mariam, désormais chef de
ménage avait la charge de cinq enfants à nourrir, à soigner et à éduquer. Le
gravier rassemblé à coups de balai était vendu en tas d’environ une brouettée à
des clients pour les chantiers de construction. Le boulot, pour le moins
pénible et ingrat, était fait sur les passages des eaux de ruissellement, sous
une canicule souvent impitoyable. D’où des courbatures, voire des maladies
chroniques. Tantôt, à la fin de la journée, les recettes étaient à peine
nécessaires pour garantir à la famille un repas unique le lendemain. Tantôt, témoigne Mariam, il n’y avait
absolument pas eu de vente, et alors, une alternative de survie s’offrait à la
famille Sawadogo : cuire des feuilles sauvages comestibles, en guise de
repas. De même, ils avaient leur façon
de faire face à certaines questions. Dans le meilleur des cas, c’était le
minimum qui était fait… Ou alors, ils
se résignaient, impuissants.
Mais avec leur admission au "programme de
renforcement de la famille", de nombreux besoins tels l’éducation et la
santé ont été pris en charge pendant quatre ans. «La perte de mon mari a été un
coup dur pour les enfants et moi », reconnait Mariam, puis de
rassurer : « Cependant, avec le soutien de SOS Villages d’ Enfants
Burkina Faso nous avons pu surmonter cette épreuve. » En janvier 2017, la
famille Sawadogo est autonomisée. Soutiens divers, conseils et formations ont
fait de Mariam une femme épanouie et entreprenante. Entre autres activités pour
subvenir aux besoins de sa famille, elle élève des porcs, tient une gargote.
Emilie, l’aînée de la famille est institutrice depuis une année. Les résultats scolaires de ses frères et sœur
sont plutôt encourageants. Un autre motif de satisfaction est sans doute cette
maison, entre temps rénovée pour devenir plus attrayante et plus solide. «Les
mots me manquent pour traduire au programme
de renforcement de la famille de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso, notre[la famille, ndlr] profonde gratitude,
nous confie Mariam. »
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