C’est jour de
réunion pour Adiara Sanou, marchande de légumes au secteur 25 de
Bobo-Dioulasso, la deuxième grande ville du Burkina Faso; elle rencontre
bientôt 27 autres femmes, qui présenteront comme elle, le résultat actuel du
micro-crédit contracté au sein de leur association. Une caractéristique qui
fédère le mieux les membres de l’Association Villageoise d’Epargne et de Crédit
(AVEC), est qu’elles sont issues de ménages à ressources modestes. Femmes au foyer, elles sont autant
de mères souvent résignées devant l’inaccessibilité de certains besoins tout à
la fois vitaux et élémentaires. La mise en place de l’AVEC par SOS Villages
d’Enfants met à leur portée une bouée de sauvetage, les activités génératrices
de revenu (AGR). Au travers de la création d’une petite entreprise familiale,
il s’agit pour SOS Villages d’ Enfants Burkina Faso, de mettre des dizaines
d’enfants à l’abri de nombreuses formes de déni de leurs droits
fondamentaux.
Promotion de la
santé familiale, droits des enfants, gestion d’une caisse, ce sont entre autres
les sujets qu’aborde le groupe des 28 femmes qui se réunissent deux fois par
mois.
Initié dans le cadre du projet RECORDE en 2017, à Paala, à 7
kilomètres de la ville de Bobo-Dioulasso, ce sont en tout 214 femmes qui
bénéficient ainsi de l’accompagnement de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso.
Les activités des AVEC fonctionnent en « cycles » d’une durée
d’environ une année, au bout desquels les épargnes accumulées et les bénéfices
tirés des prêts sont répartis entre les membres, proportionnellement à leur
épargne.
Adiara est partie d’un capital de 5 000 FCFA. Entre le 3ème
et le 4ème trimestre, elle passe d’une épargne de 500 FCFA à celle de 1000FCFA à chaque
rencontre. Encouragée, elle renforce son chiffre d’affaires grâce à un crédit
de 25 000FCFA. Ses efforts continuent de payer, puisqu’elle en est
maintenant à une épargne de 4 000F CFA par semaine !
« Tout ceci a un impact positif sur la prise en charge des
enfants », nous renseigne un agent terrain, « contribution au
paiement de la scolarité de 02 enfants au primaire, alimentation. » C’est
plutôt la ‘famille N° 31/Pa/2017’, représentée par Adiara, qui en sort
renforcée, pour le bonheur de ses trois enfants.
A Paala, comme cela est
encouragé dans les AVEC, les membres ont une Caisse de Solidarité qui sert à
accorder de petites subventions quand des membres sont en situation de
détresse. Cette caisse reste obligatoire
pendant le premier cycle. Pour Sanou
Djeneba, la solidarité qu’entretiennent les membres est une vraie source de
soulagement. « Certes nous sommes réunies pour développer des initiatives
économiques, cependant la solidarité ambiante permet d’établir des liens
solides. » Les réunions AVEC sont des cercles de parole où divers thèmes
sociaux sont abordés entre plaisanterie, détente et confession. De toutes les
femmes membres de l’AVEC, se sont en tout
760 enfants qui bénéficient directement
des retombées économiques issues de celle belle initiatives qui permet à
plusieurs enfants de rêver à des
lendemains meilleurs. Victor KOMONDI
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