lundi 9 juillet 2018

A Paala, quand AGR et épanouissement personnel font bons ménage



C’est jour de réunion pour Adiara Sanou, marchande de légumes au secteur 25 de Bobo-Dioulasso, la deuxième grande ville du Burkina Faso; elle rencontre bientôt 27 autres femmes, qui présenteront comme elle, le résultat actuel du micro-crédit contracté au sein de leur association. Une caractéristique qui fédère le mieux les membres de l’Association Villageoise d’Epargne et de Crédit (AVEC), est qu’elles sont issues de ménages à ressources   modestes. Femmes au foyer, elles sont autant de mères souvent résignées devant l’inaccessibilité de certains besoins tout à la fois vitaux et élémentaires. La mise en place de l’AVEC par SOS Villages d’Enfants met à leur portée une bouée de sauvetage, les activités génératrices de revenu (AGR). Au travers de la création d’une petite entreprise familiale, il s’agit pour SOS Villages d’ Enfants Burkina Faso, de mettre des dizaines d’enfants à l’abri de nombreuses formes de déni de leurs droits fondamentaux.   
        
Promotion de la santé familiale, droits des enfants, gestion d’une caisse, ce sont entre autres les sujets qu’aborde le groupe des 28 femmes qui se réunissent deux fois par mois. 
Initié dans le cadre du projet RECORDE en 2017, à Paala, à 7 kilomètres de la ville de Bobo-Dioulasso, ce sont en tout 214 femmes qui bénéficient ainsi de l’accompagnement de SOS Villages d’Enfants Burkina Faso. Les activités des AVEC fonctionnent en « cycles » d’une durée d’environ une année, au bout desquels les épargnes accumulées et les bénéfices tirés des prêts sont répartis entre les membres, proportionnellement à leur épargne.
Adiara est partie d’un capital de 5 000 FCFA. Entre le 3ème et le 4ème trimestre, elle passe d’une épargne  de 500 FCFA à celle de 1000FCFA à chaque rencontre. Encouragée, elle renforce son chiffre d’affaires grâce à un crédit de 25 000FCFA. Ses efforts continuent de payer, puisqu’elle en est maintenant à une épargne de 4 000F CFA par semaine !
« Tout ceci a un impact positif sur la prise en charge des enfants », nous renseigne un agent terrain, « contribution au paiement de la scolarité de 02 enfants au primaire, alimentation. » C’est plutôt la ‘famille N° 31/Pa/2017’, représentée par Adiara, qui en sort renforcée, pour le bonheur de ses trois enfants.
 A Paala, comme cela est encouragé dans les AVEC, les membres ont une Caisse de Solidarité qui sert à accorder de petites subventions quand des membres sont en situation de détresse.  Cette caisse reste obligatoire pendant le premier cycle. Pour  Sanou Djeneba, la solidarité qu’entretiennent les membres est une vraie source de soulagement. « Certes nous sommes réunies pour développer des initiatives économiques, cependant la solidarité ambiante permet d’établir des liens solides. » Les réunions AVEC sont des cercles de parole où divers thèmes sociaux sont abordés entre plaisanterie, détente et confession. De toutes les femmes membres de l’AVEC, se sont en tout  760 enfants qui bénéficient directement  des retombées économiques issues de celle belle initiatives qui permet à plusieurs enfants  de rêver à des lendemains meilleurs.  Victor KOMONDI

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